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La baignoire s’affirme au cours du temps comme un lieu particulier et rare.
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À l’heure de la productivité où les marchés appauvrissent le symbolique par des marques, où l’existence de l’artiste n’est soumis qu’à sa solvabilité médiatique, où vivre ensemble dans le temps qui nous est donné devient une gageure : nous faisons du gratuit.
Nous ouvrons la maison et recevons ceux qui triturent la langue, interrogent le signe, agacent le bon sens, ouvrent des voies singulières, trouvent des voix uniques mais pas univoques, s’attachent à démonter les certitudes…
Des artistes ? Avant tout des hommes comme vous et moi : nos contemporains.
N’ayez pas peur de ce mot qui, accolé à écriture, devient l’objet de tous les fantasmes et de tous les clichés. Venez plutôt rencontrer à La baignoire ces contemporains qui écrivent à l’encre, à l’ordinateur, à l’image, au son, dans l’espace.
L’existence même de La baignoire est un signe : résistance au monde tel qu’il est, à l’art tel qu’il se pratique.
Face aux images qu’on nous impose, voici le lieu qui les propose autrement. Voici, nous l’espérons, un des lieux de l’agrandissement de la pensée face à cette mondialisation qui agrandit les profits de la finance mais aucunement l’homme.
Modestement nous tentons de donner de la valeur à ce qui, demain, doit (re)devenir le centre : vivre ensemble dans l’audace du divers et du non convenu, dans l’acceptation de mouvantes frontières. Nous cherchons : des ouvertures, des forces pour affronter le présent exsangue.
Les mutations s’annoncent et surviennent sûrement. Nous tentons de les pressentir. Pour cela, il faut troubler les signes, interroger les représentations, créer de nouveaux objets.
Un projet politique donc. Fondamentalement.
Béla Czuppon










